L’histoire du Champagne

La culture de la vigne en Champagne remonte à l’époque gallo-romaine…

L’activité viticole s’est poursuivie jusqu’au Moyen Age grâce au clergé, notamment celui de Reims et de Châlons-en Champagne. L’abbaye de Saint-Pierre-au-Mont, à Châlons-en-Champagne, planta en effet de nombreuses vignes dans les domaines qu’elle possédait en Champagne.

En 1114, l’évêque de Châlons-en-Champagne, Guillaume de Champeaux, fit rédiger la grande charte champenoise qui confirma cette abbaye dans toutes ses possessions agricoles et vinicoles. Cette charte est considérée comme l’acte fondateur du vignoble de Champagne puisque les conditions étaient alors réunies pour que le vignoble puisse se développer.

Durant le règne d’Henri IV, le vin produit prit le nom de « vin de Champagne » à Paris, mais cette dénomination s’imposa plus difficilement dans la région champenoise.

Au cours du XVIIe siècle, les vins de Champagne séduisirent de plus en plus d’amateurs dans les cours royales de France et d’Angleterre, sous l’impulsion de certaines familles parisiennes qui possèdent des terres en Champagne. Ce siècle marque aussi une évolution des « vins de Champagne » correspondant au désir des consommateurs de vins gris, très faiblement colorés mais qui, selon les vignerons, vieillissent très mal en fûts.

Le champagne est donc rapidement mis en bouteille (aux alentours de 1660) afin d’assurer une meilleure conservation des arômes (avec un tirage avant la fin de la première fermentation), mais il devient naturellement pétillant (surtout pour les champagnes ayant peu d’alcool, étant peu colorés et dont le tirage est fait à l’équinoxe de printemps). Ce caractère effervescent cause alors beaucoup de soucis aux vignerons, puisque la pression est telle à l’intérieur des bouteilles que celles-ci explosent, au point que les viticulteurs portent des masques pour se protéger des éclats de verre. Le champagne est alors surnommé « vin du diable » ou « saute-bouchon ».

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Ce “vin du diable” n’aurait peut-être pas connu sa renommée si les Anglais ne s’y étaient attachés, à la suite du couronnement de Louis XIV qui fit envoyer du vin de champagne à Charles II, roi d’Angleterre. Les anglais préférèrent toutefois… se faire livrer en tonneaux et procéder eux-mêmes à la mise en bouteille.

En 1670, dom Pérignon (1638-1715), un moine cellérier de l’abbaye bénédictine d’Hautvillers, pratiqua pour la première fois l’assemblage du raisin qui améliore la qualité du vin et en fait disparaître certains défauts. C’est aussi dom Pérignon qui introduit l’emploi du bouchon de liège, maintenu sur la bouteille par une ficelle de chanvre imprégnée d’huile, (le muselet) ce qui permet au vin de garder sa fraîcheur et sa mousse. Il fait également renforcer la bouteille en adoptant un verre plus épais pour éviter que la bouteille n’explose. Malgré tous ces efforts, l’effervescence du vin reste un problème.

Durant le XVIIIe siècle, le champagne commença à acquérir son rayonnement international.

En 1837, on parvint à déterminer avec précision la quantité de sucre nécessaire permettant d’obtenir une seconde fermentation totalement maîtrisée et de réduire ainsi très significativement le taux d’explosion des bouteilles.

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